Richard Ferrand : une enquête relancée pour avoir bloqué un journaliste sur Twitter

Le Parisien l’a révélé dans son édition numérique du 15, la chambre de l’instruction de Paris vient de casser le non-lieu prononcé par un juge d’instruction qui avait classé sans suite une plainte déposée par le journaliste indépendant, Guillaume Tatu, en 2018.
Ce dernier avait en effet déposé une plainte pour « discrimination » après avoir découvert le message « Vous ne pouvez pas suivre @RichardFerrand ni voir les tweets de @RichardFerrand ». Le président de l’Assemblée nationale avait donc « bloqué » le journaliste sur le réseau social. Guillaume Tatu estime qu’il s’agissait d’une « punition » pour avoir partagé des articles sur l’affaire des Mutuelles de Bretagne visant Richard Ferrand et sa compagne.
S’inspirant de démarches judiciaires aux États-Unis, concernant notamment l’ancien président Donald Trump (la Cour fédérale, en mai 2018, avait estimé qu’il ne pouvait pas empêcher des citoyens de le suivre sur Twitter), Guillaume Tatu a porté plainte le 27 mars 2019. Il estime en effet que le compte officiel du président de l’Assemblée nationale est « d’intérêt général ». Selon lui, il est difficile d’imaginer que « le gouvernement restreint tous leurs opposants à leurs profils des réseaux sociaux ? ».
Enquête relancée
Dans son arrêt, la chambre d’instruction estime que : « Le magistrat instructeur s’est borné sans vérification préalable à dire que l’élément matériel de l’infraction en cause n’existe pas. » Elle demande donc à ce que toutes les investigations soient menées pour « obtenir toutes les précisions sur les circonstances du blocage en cours (datation, motif et ampleur), ainsi que sur l’impact que ce blocage est susceptible d’avoir sur le plaignant et ses activités ».
L’affaire semble minime, mais dans le cas d’un délit de discrimination, la peine maximale encourue est de cinq de prison et de 75.000 € d’amende.

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